Aurélie Bernard ambassadrice de la Science taille XX elles

Aurélie Bernard, ingénieure de recherche au laboratoire CEISAM, est ambassadrice de l’édition « La Science taille XX elles » organisé en Pays de la Loire, par le CNRS en Bretagne et Pays de la Loire, Le Mans Université, Nantes Université, l’Université d’Angers et l’association Femmes & Sciences. Cette exposition valorise les femmes travaillant dans le domaine de la recherche et de l’enseignement supérieur et déconstruit les stéréotypes de genre empêchant les jeunes filles de se lancer dans un parcours scientifique. Chercheuses, doctorantes et ingénieures, toutes ont à cœur de montrer que la science se conjugue aussi au féminin !

Voici le portrait d’Aurélie Bernard, notre ambassadrice :

Ingénieure en analyse chimique, Aurélie assure la responsabilité technique de la plateforme de résonance magnétique nucléaire (RMN) qui permet d’analyser et de donner de précieux renseignements sur des mélanges chimiques à l’échelle atomique. Aurélie est une enquêtrice un peu particulière : grâce à la spectroscopie RMN, elle sonde la matière à l’aide de très gros aimants. Cette technologie cousine de l’IRM permet d’analyser la composition d’un échantillon de molécules (sang, extraits de cellules ou de plantes) en observant le magnétisme des noyaux atomiques. A partir des signatures spectrales, la RMN permet aussi d’élucider des composés inconnus. Les applications sont nombreuses en chimie, biologie, pour l’agroalimentaire ou le domaine biomédical.

Aurélie a toujours été attirée par les sciences, particulièrement la biologie et la génétique. Elle passe un bac scientifique puis se lance dans un DEUG en sciences de la vie, à la faculté des sciences de Nantes. C’est au cours de ses études, à l’Institut universitaire professionnalisé (IUP) en chimie-biologie qu’elle découvre la RMN, “une technique que j’ai immédiatement adorée”. Après 13 ans passés en région parisienne, où elle prend la responsabilité de la plateforme RMN de l’Institut parisien de chimie moléculaire (IPCM), elle rejoint le CEISAM en 2020. Depuis, elle s’assure du bon fonctionnement et de la maintenance des équipements, de la formation des nouveaux arrivant·e·s, et co-encadre des doctorant·e·s. Elle oriente aussi les expérimentateur·rice·s dans le choix de leurs analyses. Au-delà de ces missions, elle poursuit sa plongée dans l’intimité de la matière au sein de collaborations inter-équipes du CEISAM. “L’objectif est de développer, en temps réel, un système permettant d’optimiser de manière autonome de nouvelles réactions chimiques, ce que l’on nomme la chimie en flux”. Suite à la disparition d’un chercheur du laboratoire et ami, elle assume la poursuite d’une partie de ses travaux sur des méthodes d’analyses plus rapides, sensibles et moins coûteuses, en interaction avec deux autres laboratoires français.

Au fil de sa carrière, son regard sur les femmes en sciences s’est affiné. ”Plus on monte dans la hiérarchie, moins on observe de femmes. Il est important que les jeunes filles puissent réaliser que les femmes aussi peuvent s’épanouir en sciences et contribuer à la recherche scientifique, au même titre que les hommes”. Pour elle, qui échange régulièrement avec des étudiant·e·s afin de faire découvrir son métier, “je ne suis pas une star de la recherche mais il est fondamental de montrer tous les visages, de l’ingénieure à la chercheuse !”.

Scroll to top